Moments magiques et uniques à Palenque, Chiapas

Cholula, Puebla – Une petite grande ville aux mille couleurs!
24 November 2018

Toute une aventure de vous raconter notre route entre Puebla et Palenque au Chiapas – presque 800Km à se faire brasser sans relâche à bord de « Merci la vie ». Premièrement, sur l’autoroute payante 15D et sur petite partie de la 145 D, la route était de bonne à excellente de notre côté, sans trop de soubresauts, hormis les postes de péage quelque peu dispendieux.

J’avais au préalable calculé un arrêt dodo vers la mi-chemin dans une station d’essence (Pemex)… mais nous y sommes arrivés un peu plus tôt que prévue – qu’à cela ne tienne, je dis à mon Bernard, « on va pousser un peu plus loin pour prendre un peu d’avance sur l’itinéraire du lendemain ». Comme toujours, Bernard est juste heureux de tout ce qui se trame. Alors donc, on fera un 200km de plus vers Cardenas sur la 180D.

Dès que je reprends le volant, les conditions de route changent drastiquement. De la grosse pluie, non, plutôt des clous nous tombent dessus sans arrêt. Les essuie-glaces en mode « rapidos » ne suffisent pas. Et la route aussi a changé. Je dois faire du slalom de plus en plus souvent pour éviter les trous et les larges crevasses. Plus les zones de constructions qui laissent peu de place pour passer sans accrocher les cônes orange au passage.

Puis, tout à coup vers 16 h, à moins d’une heure de notre destination, sur l’autoroute, un méga embouteillage nous emprisonne. Le premier 30 minutes sans bouger, on se questionne si ce n’est pas un accident. On avance un peu… Encore un tit peu. En fait ça nous a pris 2 heures pour parcourir 3 km. Aye!!!! Bernard surfe sur le web à la recherche d’information. Il trouve. Apparemment que plusieurs personnes/autos sont prises en otage, comme nous, sur la route – 5 heures d’attente jusqu’au prochain poste de péage. OMG, nous sommes chanceux dans notre malchance, car Bernard peut facilement nous servir un petit repas vite fait – après tout on roule dans la « maison qui roule », autant en profiter! Mais pauvres gens, coincés dans leur voiture, sans rien… et la pause bio… moi qui y vais si souvent, et eux? La nuit tombe. Il fait noir comme ça ne se peut pas. Jamais qu’on ne roule le soir, mais là! On réussit à bouger aux 15 minutes de quelques pieds. Finalement on arrive au poste de péage, et on les aperçoit : un groupe imposant du syndicat des profs du Mexique qui bloque la route. Sans façon, sans sourire, il demande des pesos, sinon ça ne passe pas. Et bien j’ai sorti un maigre 20 pesos – honnêtement, après avoir entendu toutes sortes d’histoires sur ces profs (une grande majorité devient professeur de père en fils, de mère en fille sans beaucoup de scolarité…) qui prennent le contrôle du peuple sans aucune manière — je n’avais carrément pas d’empathie pour eux. Bien la 1e fois que je me comporte de la sorte!

Nous avons ensuite rejoint notre arrêt dodo, dans le noir, en faisant du mieux pour éviter les trous. Arrivée au Pemex sans problème et dodo tranquille entre deux camions. Nous sommes repartis tôt – direction Palenque. Comment vous dire – vraiment notre 1e véritable expérience difficile sur de mauvaises conditions de route au Mexique. Sur la route qui mène vers Palenque – la #199, c’est un désastre. Je dirais même plus un champ de mines. Construction d’une bonne portion de la route. Notre seule solution, ralentir à 10 km pour parcourir environ une trentaine de km et ah oui…. Avec une pluie diluvienne qui nous tombe dessus!

On arrive finalement dans la ville de Palenque et je dis à Bernard de m’attendre ici pendant que je pars en éclaireur. Je trouve rapidement le campement de Maya Bell et analyse rapidement comment un 40’ se faufilera dans l’entrée étroite et surtout comment nous réussirons à nous garer dans la boue… beaucoup de pluie est tombée en peu de jours. Je reviens vers Bernard et reprenons la route. Finalement tout se termine mieux que je ne pensais, car le campement étant vide, nous avons pu y manœuvrer avec facilité en prenant la grande place centrale. Mais pas moyen de stabiliser le motorisé avec nos « Jacks », car nous renfoncions d’au moins 10 pouces dans encore plus de boue! Au diable, « Merci la vie » restera un peu croche!

Le campement est mignon comme tout, entouré de montagnes majestueuses dans une jungle plus que luxuriante. Des petites cabanas encerclent un joli jardin et une piscine aux eaux claires.

Sans oublié, le bruit caverneux des grands singes hurleurs que nous entendons un peu n’importe quand – unique et épeurant à la fois!

Côté hospitalité, on repassera. Bien joli ici, mais les gens, ça ne sourit pas fort. La patronne n’a carrément pas de façon! Ici c’est bienvenidos aux hippies, la musica tard en soirée. Heureusement, que nous avons croisé à nouveau de bons amis, Carmen & Fernand de l’Espagne, avec lesquels nous avons repris joyeusement nos conversations en Espagnol!

Nous avons planifié de rester 2 semaines dans la région, car il y a tellement à voir. Sur notre menu : Les ruines (ancienne cité Maya) et la jungle de Palenque, les cascades d’Agua Azul et Misol Ha, Ruines de Bonampak et un weekend en amoureux à San Cristobal (voyage en auto seulement).

Première exploration : Ruines de la cité Maya de Palenque

Nous étions bien excités d’aller visiter les fameuses ruines de Palenque, et OMG que nous n’avons pas été déçus!!! Magistral, spectaculaire, magique!!!! L’une des plus belles cités mayas du Mexique se cache dans le Chiapas, bien enfouie au cœur d’une jungle luxuriante qui la protège : la belle Palenque se dévoile au détour d’une végétation généreuse qui l’emprisonne et la préserve en même temps. En parcourant les divers sentiers, on s’est laissé tout simplement séduire par les temples et pyramides de cette ancienne cité maya entourée par des arbres géants et la jungle qui abrite singes hurleurs, toucans et ocelots, etc.

La cité maya de Palenque connût son apogée entre 600 et 700 EC avec le long règne du roi Pacal qui est le bâtisseur de la plupart des édifices : le temple des Inscriptions, au sommet d’une pyramide de 22 m, le Palacio, qui offre depuis son sommet une belle vue sur le site, le Templo del Sol, jolie place dominée par 3 temples, de belles réalisations en pierre ou en stuc typique de l’architecture pyramidale maya. Le nom maya de la cité est Lakam Ha, qui signifie « Grandes eaux », en référence aux nombreuses sources et cascades que l’on peut trouver à travers la ville. La communauté de Santo Domingo de Palenque fut fondée aux alentours du site archéologique en 1567. Le musée du site présente une très belle collection de pièces découvertes sur le site.

La zone découverte jusqu’en 2005 représente 2,5 km2, mais on estime avoir exploré moins de 10 % de la superficie totale de la cité. Il reste encore plus de mille structures couvertes par la forêt. En 1981, le site de Palenque fut désigné parc national. Il a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987. Palenque est l’un des sites les plus riches du sud du Mexique, à la limite de la péninsule du Yucatán. Parmi les constructions accessibles, on peut noter :

  • La Pyramide des inscriptions;
  • Le Palais. Figurant jadis parmi les plus beaux édifices de la période maya classique, le palais de Palenque était à l’état de ruines recouvertes de végétation quand il fut photographié par l’explorateur Alfred Maudslay, il y a plus d’un siècle.
  • Le Temple de la Croix;
  • Le Temple de la Croix feuillue;
  • Le Temple du soleil;
  • Le jeu de pelote;
  • Le Groupe nord.

La ville de Palenque est un bizarre de ramassis d’à peu près n’importe quoi. La pauvreté prédomine, malgré que tout et chacun soit accueillant et souriant. Beaucoup de petits marchés de fruits/légumes/volaille et poisson frais le long de la roue principale. Sur la grande artère, la #199, des marchands commerciaux comme Chaudreui, Bodega, auto zone, Coppel… prennent la vedette. En revenant du marché, nous arrêtons voir un autre campement Nututun le long le la belle rivière Chacamax avec ses eaux cristallines. WOW… juste de la façon dont l’équipe de l’hôtel nous accueille avec un grand sourire, répondent gentiment à nos questions… on prend rapido la décision de déménager « Merci la vie » ici dès le lendemain!

 

Ballade dans la jungle;

On revient vers le parc des ruines, et en passant à la guérite, un guide, Carlos nous offre une balade dominicale inusitée dans les profondeurs de la jungle afin d’y visiter la cité perdue des Mayas… 1500 pesos pour 3 heures avec un départ aux aurores! On accepte avec joie – yes quelque chose de vraiment différent.

À l’heure dite le lendemain matin, Carlos nous attend à l’entrée du parc. Lentement on s’enfonce dans la jungle d’une beauté époustouflante. Des arbres géants (acajou, parota, caoutchouc, etc.) nous entourent, les perroquets nous chantent la sérénade, Carlos nous éduque sur tout ce qui nous entoure. Après une bonne heure de marche « méditative », au détour d’un sentier abrupt, on commence à apercevoir les anciennes ruines de la cité perdue. Pas de mots pour justifier tant de beauté… le soleil qui se lève lentement, dissipe la brume matinale pour nous laisser voir un temple. Même les photos ne rendent pas justice. Carlos partage avec passion sa culture avec nous en Espagnol, sur notre demande, car il parle aussi français. Apparemment il y aurait plus de 1000 temples et pyramides enfouies ici et là dans la jungle. À chaque petit bruit ou mouvement de la jungle, il arrête et tend l’oreille, nous invitant à admirer des oiseaux de toutes les couleurs, perroquets et compagnie.

Puis en redescendant, il arrête soudainement. De longues minutes de silence. Et finalement on les voit – les fameux singes hurleurs. Une petite famille nichée à la tête des gentils géants. Bernard et moi sommes subjugués. Ils sont magnifiques.

Beaucoup plus petits que nous aurions pensé… de la taille d’un enfant de 3 — 5 ans. Agiles et très curieux envers nous. Autant leur bruit sourd et guttural peut faire peur, autant ils sont joyeux lorsqu’ils sautent de branche en branche – ils nous offrent un spectacle sans prix… c’est clair que ce moment est magique pour nous. Même Carlos nous explique que c’est plutôt rare qu’ils s’offrent à la vue des touristes. Quelle chance!

Nous remercions chaudement Carlos et nous rentrons au campement Maya Belle pour plier bagage et nous diriger vers le campement de Nututun. Pas besoin de vous dire qu’avec 40 degrés Celsius, on a vite fait de faire une plonge en rivière – si rafraichissant. Et même notre belle Myco y est allée patauger de l’autre côté du pont… une petite entrée secrète que les locaux nous ont gentiment partagée.

 

Cette semaine, nous irons nous rafraichir aux cascades D’AGUA AZUL et la chute de Misol Há situées à 1 h 30 de Palenque, dans un écrin de nature verdoyante. Sur des centaines de mètres, une succession de longues et impressionnantes cataractes qui se déversent dans des bassins d’eau turquoise. Un sentier aménagé longe la rivière sur plus de 1 km, offrant différents points de vue sur le site.

On vous en reparle très bientôt! Hasta luego xoxoxo

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