Période de transition difficile

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Déjà une semaine que nous sommes en sol états-unien près de la jolie ville de San Antonio dans le sud du Texas. Et, je m’en confesse, nous vivons une période de transition difficile – le Mexique nous manque déjà terriblement.

Difficulté à s’adapter au rythme de vie si rapide; juste d’aller faire l’épicerie m’a tellement étourdie! Moi qui, depuis des mois, bouge lentement, je me suis fait bousculer comme ça ne se peut pas dans les allées. J’avais moins de quinze articles dans mon panier, quand le goût de prendre la poudre d’escampette m’a pris. Un vrai zoo! Sans oublier que personne ne se salue, tellement que tout et chacun est hyper occupé à scruter leur cher monde virtuel sur leur téléphone. En fait, les seuls qui m’ont souri sont les enfants à qui je faisais gentiment des niaiseries. Et à la caisse, autre énorme surprise : ma facture… outch 10 fois plus cher qu’au Mexique pour tellement peu. Je suis même allée faire un tour au fameux Market Square, tant on m’avait vanté les mérites de l’art local mexicain. Grosse déception de constater l’hyper commercialisation, les prix exorbitants et surtout de constater que les gens consomment pour du à peu près n’importe quoi – n’importe comment.

Sur les routes et autoroutes, où tout le monde roule à une vitesse de fous, je me sens comme une « mémé » quand je conduis à 110 km. Et tout le monde texte au volant – débile!

Au campement, c’est comme un village fantôme – ALLLLOOOO où êtes-vous tous??? Pour la plupart des gens, ils sont bien isolés à l’intérieur de leurs motorisés avec la clim (air climatisé) à fond la caisse à faire je ne sais quoi! Je crois bien que nous étions les seuls, Bernard et moi, à casser la croute à l’extérieur. Et quand je croise une personne ici, mettons que ça prend du temps pour avoir un sourire. Y’a juste les canards qui nous font de la façon. Ah misère, que je m’ennuie de la vie dehors au Mexique, où tout est si simple, pas compliqué et la connexion si spontanée.

Aller au resto – c’est non merci pour payer 40 $ US pour deux burgers secs, frites hyper secs et une cerveza… plus le taux change svp! En référence à notre visite en amoureux sur la River Walk, qui soit dis en passant, en vaut vraiment la peine. Unique comme concept, une rivière et jolie forêt avec jardins aménagés en plein coeur de la ville.

Paradoxalement, une des seules choses à rouler au ralenti, c’est l’internet!!! Pour notre travail, c’est vital! Que se soit la connexion du campement ou bien celle de nos téléphones, nada, presque rien! Alors pas besoin de vous dire qu’il y a un tit peu de frustration à bord de « Merci la vie »!

 

Même notre belle Myco est en dépression! Il faut user d’imagination pour avoir une quelconque réaction!

Et aujourd’hui on a finalement trouvé la façon de lui redonner sa joie de vivre – l’amener se baigner dans une rivière – 1re fois en eau douce depuis plus de six mois. Et nous en avons profité pour visiter le Parc national de Missions San Antonio – magnifique marche en forêt, vestiges d’anciennes missions et baignade en rivière.

 

Bon, on jase là… on savait qu’on allait avoir besoin d’une période pour s’adapter. On essaie de ne pas trop réagir… on laisse venir à nous, sans plus. Y’a des opportunités et des leçons à tirer de ce qu’on vit n’est-ce pas? On revient vers chez nous, transformé – ça, c’est certain. Clair pour moi, que je continuerai à prendre mon temps, à sourire à tout le monde, vouloir connecter et aussi de respecter le rythme des autres et ce qu’ils vivent. Demain est un autre jour… et « Merci la vie » prendra la route vers le bord de la mer pour les prochaines deux semaines vers Galveston. Pendant ce temps mon Bernard ira à son congrès à Végas et moi j’approfondirai ma fameuse période de transition en mettant le focus sur l’essentiel: revoir notre famille, nos petits-enfants et nos amis. xoxoxo

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