Confessions sur l*oreiller # 2

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L*amitié se conjugue à tous les temps
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C*est lundi, j*le dis!

Photo du 2016-07-11 à 7.08 PM #2J’ai un urgent besoin de ventiler… sortir tous mes dragons dehors. Et je trouve que le processus « Écrire – confesser – et passer à autre chose » m’aide beaucoup. Mes meilleures amies sont au loin, pas personne autour de moi pour juste écouter mes doléances, mes pleurnicheries, ma réactivité et mes sautes d’humeur. Alors pourquoi pas, ici, sur le blogue de « Merci la vie »?

C’est vrai que j’ai toujours eu une personnalité assez flamboyante, mais là je n’ai carrément pas d’allure. Je ne me tolère pas moi-même depuis quelques semaines. Alors voici, et il n’y a pas de logique dans ce que je vais écrire – parce que moi-même je ne me comprends pas trop.

Voici une des dernières anecdotes qui m’a fait basculer dans ma zone de dragon rouge, mais juste avant, je me confesse;

  • Sachez qu’avant, pendant et après ma montée de lait je n’ai surtout pas eu envie de m’autocoacher – au diable le coaching!
  • Je n’ai pas eu envie de respirer profondément, pi d’être Zen – j’avais l’air d’une vraie enragée
  • Je n’ai pas tourné ma langue 7 fois dans ma bouche avant de parler
  • Ma parole fut loin d’être impeccable
  • J’ai tout pris personnel
  • Je me suis fait plein de suppositions, que je n’ai pas clarifiées

Ah, ça fait du bien! Alors…

Le weekend dernier nous avons repris la route de Colorodo Springs vers Frisco, toujours au Colorado pour passer du temps chez un de nos amis. Juste de serrer tout notre matériel, et je sentais déjà que la moutarde me montait au nez – impatiente et intolérante pour rien. Wow, la route s’annonçait douce! Je dis à l’homme : c’est moi qui conduis – au moins pendant que je conduis, je ne dis pas un mot. L’homme, qui sentait depuis un bout de temps la soupe chaude, acquiesce positivement d’un signe de tête. Le paysage est sublime, ciel bleu azur… tout est Zen!

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Jusqu’à ce que la christie de lumière « Stop Engine » allume… et 5 secondes après celle de la transmission aussi! Dans ma tête, c’est clair qu’on doit s’arrêter, pas besoin de l’entendre en plus de mon homme. Je lui demande si avant notre départ il a bien vérifié tous les liquides; oui, oui qu’il me dit. Je lui dis : va checker encore, on a un problème. Docilement, Bernard sort à l’extérieur et revient après 5 min : tout est beau. Il décide d’ouvrir le capot à l’intérieur pour avoir accès aux autres trucs de gars : huile, transmission… niet, rien d’anormal.

Pendant tout ce temps, moi je suis sur le tél., à essayer de me faire comprendre par la préposée de la FQCC (Fédération québécoise camping)… j’en perds mon latin à force de répéter ce que j’ai besoin. À l’autre bout de la ligne, elle répond à mes questions par d’autres questions. Gr@#rrrr que je lui dis, veux juste savoir si dans notre forfait on est couvert pour une dépanneuse… et elle de me demander : où au juste on se trouve, quel kilométrage, quelle autoroute – je respire profondément et lui dit : c’est assez, je ne veux pas de votre foutue de dépanneuse, je veux savoir si on est couvert, un point c’est tout! (juste vous dire qu’en ce moment je défonce les lettres de mon clavier – ça défoule en ta!). Finalement après je ne sais plus combien de temps, elle me dit que mon assurance couvre pour 300 $. Je consulte l’homme, qui lui a appelé Cummins (le gourou qui a fabriqué notre moteur), et il m’indique que ce n’est pas nécessaire la dépanneuse, on va reprendre la route même si les lumières sont allumées. Je le regarde avec de gros yeux, en voulant dire, « non, mais, ça ne va pas? » Et avant que je ne parle encore, il me dit bien calmement; je vais prendre le volant pour être certain de bien sentir le roulement du moteur, les contrecoups de la transmission et de m’assurer que la température ne monte pas trop haut. Là je saute les plombs pour de bon… c’est la goutte qui fait déborder le vase. Ben que je lui dis, tu n’as pas confiance en moi quand je conduis? Je ne suis pas assez bonne pour tout vérifier? J’ai de la boucane qui sort de ma bouche! L’homme me dit alors : ben je suis mieux placé que toi, je suis ingénieur et je connais ça mieux que toi.

Je me confesse; 

  • Je (mon dragon) voulais le tuer, le battre, le mordre, le torturer, et… le foutre dehors!

Je vous passe l’argumentation qui a suivi. Je lui dis finalement, prend le volant pi regarde-les bien tous tes petits cadrans! Ironiquement, en reprenant la route, toutes les lumières s’éteignent!

Je me confesse;

  • Je lui ai souhaité que le ciel lui tombe sur la tête
  • J’ai ruminé pendant 3 longues heures sur mon banc
  • J’ai répliqué, je ne sais pas combien de fois qu’en roulant à 10 miles à l’heure on serait encore dans les montagnes pour une semaine
  • Je lui ai dit 1000 fois d’arrêter d’être si conservateur
  • J’ai tellement ruminé, que mon banc chauffait!

Oui, plus de 3 heures à monter et descendre de grosses côtes entre 15 à 40 miles à l’heure – c’est long en titi. Et je vérifiais très souvent les chers cadrans de température, ça montait jusqu’à 220 degrés parfois! J’imagine que je ruminais tellement, que mon Bernard a lui aussi perdu patience, il s’est tassé sur l’accotement et me dit de reprendre les commandes.

Je me confesse;

  • Je vais te montrer mon homme ce que je peux faire
  • Je vais te prouver que je suis aussi capable que toi, sans avoir un fichu de papier d’ingénieur!

En reprenant la route, on s’engouffre dans un long tunnel au travers les montagnes. Comme une bonne fille, je vérifie autant la route devant moi que les cadrans. Je ne voulais vraiment pas que la température monte au-delà de 200 degrés. En sortant du long tunnel, je vois la pancarte au loin indiquant aux camionneurs (donc nous aussi) de rétrograder à la plus basse vitesse pour les 6 prochains miles – vous auriez dû voir la côte à descendre – oh là là, que je me dis, je dois prendre ça vraiment mollo et ne pas sur utiliser les freins Jacob au risque de faire chauffer les freins et la transmission.

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Je me confesse;

  • J’étais très fière de moi, car tout le long de cette vertigineuse descente, jamais la température n’est passée en haut de 195 degrés, et je n’ai pas fait chauffer les freins
  • Dans ma tête, je me disais :, Christine, tu conduis comme une déesse!

Nous sommes finalement arrivés chez notre ami Kurt avec 3 heures de retard, et avec moi qui avais les lèvres encore pincées! En soirée, ma ruminance a fait place à un certain calme et j’ai pu avoir apprécié un bon souper que nous avait préparé notre ami.

Je me confesse — il y a plein d’autres choses qui font monter ma propre température;

  • Mon homme ronfle trop
  • Mal de tête persistent à cause de l’altitude
  • Exaspérée de constater comment les gens en général ne répondent plus à un simple appel à l’aide. Est-ce juste moi, ou bien l’entraide est entrain de disparaître? Me – myself & I… F@#K that!IMG_6928
  • Pu capable de voir encore plein de personnes travailler en silo
  • J’ai moi-même demandé l’aide sur la plateforme des réseaux sociaux concernant « Be on Web » en demandant simplement de partager ma page – à part 2-3 bons amis, rien, niet, nada, le Grand Silence
  • Me sentir paresseuse, car je n’ai plus le goût de pratiquer mon yoga, ma méditation
  • Merci la vie n’est jamais assez propre
  • J’ai pris 10 livres, feel pichou!
  • Ma business tourne au ralenti, je dépense tellement d’énergie à maintenir le tout à flot que ça me gruge par en dedans
  • À chaque fois que je demande un petit quelque chose à Bernard, son début de réponse est toujours : attends 2 minutes – Pu capable
  • Les nouvelles du monde, encore des tueries, encore les armes, encore les couleurs – All lifes matters!

Ah oui, une chose que j’ai pas dit F@#K encore… marcher en forêt – c’est sublime ici!

Ahhhh, que ça fait du bien! C’est l’heure du verre de vin, même si je ne suis pas supposé d’en prendre pendant la semaine – au diable les règles!

Demain sera une autre journée. Merci juste d’être là.

Merci la vie xxx

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